Sirop d’érable altéré : Des épiceries du Québec font l’objet d’une action collective
Tu pourrais toucher au moins 100 $ si tu en as acheté. 🍁
Des épiceries du Québec font l’objet d’une action collective pour avoir vendu du sirop d’érable altéré.
Tu as acheté du sirop d’érable en conserve dans une épicerie du Québec au cours des dernières années? Une demande d’autorisation d’exercer une action collective contre des épiceries et une érablière déposée devant la Cour supérieure pourrait te concerner et éventuellement te permettre de passer GO et réclamer 100 $ et plus.
À lire également : Rappels alimentaires importants : plus de 140 produits sont visés au Québec
Le recours vise le producteur québécois 9227-8712 Québec inc. — qui fait notamment affaire sous les noms Érablière Steve Bourdeau, Le sirop Angela et L'Érabeille — ainsi que Metro, Sobeys, Groupe Épicia et Loblaw.
Le dossier remonte à avril 2026, lorsqu’un reportage de Radio-Canada s’est penché sur les activités de Steve Bourdeau, un producteur acéricole de la Montérégie qui commercialise notamment ses produits sous les noms Érablière Steve Bourdeau, Le sirop Angela et L’Érabeille.
Pourquoi ce sirop d’érable est-il dans la mire?
Des analyses de laboratoire évoquées dans la demande d’action collective auraient par la suite soulevé des doutes importants sur la composition et la provenance de certaines conserves.
Malgré les mentions « pur » et « du Québec » affichées sur les emballages, certains échantillons contiendraient moins de 50 % de sirop d’érable véritable, le reste étant notamment constitué de sucre de canne ou de sirop provenant de l’extérieur de la province.
La demanderesse, Maude Fraser-Jodoin, affirme avoir acheté en 2025 au moins quatre conserves au Marché Val-Mont, à Montréal, en se fiant notamment aux mentions « pur », « du Québec » et « catégorie A » inscrites sur les produits.
Ses quatre conserves ont ensuite été envoyées au Centre ACER. Le 11 mai 2026, un chimiste aurait conclu que chacune contenait du sirop d’érable « adultéré ».
Quelles épiceries sont visées?
La demande ne vise pas seulement le producteur. Le cabinet Slater Vecchio, à l’origine des démarches visant à faire autoriser une action collective contre ce producteur, cible désormais également Metro, Sobeys (IGA), Groupe Épicia (Val-Mont) et Loblaw (Maxi).
Le recours soutient notamment que Metro aurait appris dès 2016 qu’un sirop de L’Érabeille vendu dans un marché Adonis de Brossard avait été jugé « non conforme » aux exigences applicables au véritable sirop d’érable de catégorie A après des tests du MAPAQ.
Groupe Épicia aurait pour sa part été informé en 2025 qu’un sirop du même producteur vendu dans un Marché Val-Mont de Montréal était lui aussi « non conforme » aux normes réglementaires pour du sirop de catégorie A.
La demanderesse soutient donc que les détaillants auraient dû faire preuve de davantage de prudence avant de continuer à offrir ces produits.
Qui pourrait recevoir de l’argent?
Le groupe proposé comprendrait toutes les personnes au Canada ayant acheté, depuis le 5 octobre 2010, au moins une conserve de sirop d’érable produite par 9227-8712 Québec inc., notamment chez Metro, Sobeys, Groupe Épicia ou Loblaw.
Selon la demande, il pourrait réunir des centaines de milliers de personnes, voire des millions. La demanderesse réclame le remboursement intégral du prix payé, ou une réduction de celui-ci, ainsi qu’au moins 100 $ en dommages punitifs par membre, en plus de possibles dommages compensatoires et intérêts.
Si l’action collective est autorisée et mène à une décision favorable ou à une entente, une personne admissible pourrait donc recevoir plus de 100 $. Aucun montant n’est toutefois garanti pour le moment, et on ne sait pas encore si une preuve d’achat sera exigée.
Où en est le recours?
La demande modifiée a été déposée le 3 août dernier devant la Cour supérieure du Québec, à Montréal.
Le tribunal devra d’abord déterminer si l’action collective peut aller de l’avant. Ce n’est qu’après cette étape que le dossier pourrait être entendu sur le fond ou mener à une éventuelle entente entre les parties.
Autrement dit, tu ne peux pas encore réclamer ton 100 $, mais si tu as acheté l’une de ces conserves depuis 2010, ce dossier pourrait être à surveiller.
- Action collective contre l'ARC : Voici comment savoir si tu peux réclamer jusqu'à 5200 $ ›
- Action collective pour du bœuf acheté depuis 2015 : Voici tout ce que tu dois savoir ›
- Honda, Toyota et 11 autres marques d'auto visées par une action collective au Québec ›
- Action collective contre l'ARC : certains Canadiens peuvent réclamer jusqu'à 5 200 $ ›
- Rappels alimentaires importants : plus de 140 produits sont visés au Québec ›
- Tout sur la saga du faux sirop d'érable vendu en épicerie au Québec ›