Les services secrets recrutent : ça paie jusqu'à 121 000$ si tu parles l'une de ces 10 langues

Si, si : l'espagnol est dans le lot.

Un drapeau canadien.
Les services secrets canadiens engagent et ça peut être assez payant.
SCRS Canada | Twitter

Tu parles plusieurs langues et tu rêves d'un nouvel emploi au Québec digne d'un film d'espionnage? Bonne nouvelle : le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), les fameux « services secrets » du pays, embauche actuellement des analystes des communications en langues étrangères dans ses bureaux régionaux aux quatre coins du pays, et si tu parles l'une (ou plusieurs) des langues recherchées, ça pourrait être très payant.

À lire également : Augmentation de salaire : les 5 emplois avec les plus grosses hausses en 2026 sont révélés

Attention, on recherche des personnes avec « beaucoup d’initiative, très motivées, qui font preuve de discrétion. » Et le salaire risque de te convaincre : jusqu'à 120 917 $ par année.

Concrètement, le SCRS recherche des personnes capables de lire ou d'écouter de l'information dans l'une ou plusieurs des langues étrangères mentionnée ci-bas, d'en évaluer la pertinence, de la traduire vers le français ou l'anglais, puis de rédiger des rapports de renseignement. L'objectif : dégager de nouvelles pistes d'enquête pour l'agence fédérale.

« Sous la direction du chef d’équipe, l’analyste relève et évalue des communications orales et écrites et fournit des conseils aux gestionnaires. Pour ce faire, il effectue des recherches approfondies, analyse des sujets variés (au niveau social, économique, géopolitique et ethnoculturel), et puise dans ses connaissances de la culture en question. Il est donc essentiel que le titulaire témoigne un vif intérêt au domaine du renseignement et de la politique. De plus, il doit être à l’aise de travailler avec des systèmes informatiques et d’utiliser les réseaux sociaux. », peut-on lire dans l'offre d'emploi gouvernementale.

L'analyste peut également servir d'interprète lors de réunions ou d'entretiens liés aux enquêtes.

Voici les 10 langues recherchées :

  • Arabe
  • Cantonnais
  • Dari
  • Espagnol
  • Hindi
  • Mandarin
  • Ourdou
  • Pashtu
  • Punjabi
  • Russe

Les exigences pour postuler

Pour décrocher ce poste, il te faut un baccalauréat d'un établissement reconnu au Canada, ainsi qu'au moins deux ans d'expérience en recherche, en analyse et en rédaction de rapports. Un diplôme obtenu à l'étranger? Tu devras le faire évaluer à tes frais par un service d'équivalence reconnu.

Bonne nouvelle : tout diplôme supérieur au baccalauréat peut être reconnu comme de l'expérience. Une expérience en traduction ou en interprétation est également un atout.

Les personnes retenues devront passer des tests pour évaluer leur maîtrise de la langue étrangère et du français ou de l'anglais.

Les conditions d'emploi

Si ta candidature est retenue, sache que tu devras suivre et réussir un cours de formation à l'intention des analystes des communications en langues étrangères. Une période probatoire d'un an s'applique également à ce poste.

La cote de sécurité « très secret approfondi »

Travailler pour les services secrets canadiens, ça ne s'improvise pas. Tu devras obtenir une cote de sécurité « très secret approfondi », ce qui implique une entrevue de sécurité, un test polygraphique et une enquête approfondie sur tes antécédents — incluant des vérifications financières et de crédit.

L'annonce rappelle aussi l'importance de la discrétion : il est recommandé de ne parler de ta candidature qu'à ton ou ta conjoint.e ou aux membres proches de ta famille.

Date limite pour postuler : 7 janvier 2026.

Analyste des communications en langues étrangères

Salaire : 99 392 $ à 120 917 $ par année

Employeur : Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)

C'est ici pour postuler

Loading...