Hausses d’impôts en 2026 : Voici pourquoi les Québécois vont en payer plus cette année

Pas de repos pour ton portefeuille! 💸

De l’argent canadien. Droite : un drapeau du Québec.

Les Québécois subiront une autre hausse d’impôt en 2026, mais pas directement à même leur revenu.

Derek Robbins | Dreamstime, Izabelle Bee | Narcity Québec

Les impôts au Québec augmenteront en 2026, même si aucune hausse majeure n’a été annoncée. Selon la Fédération canadienne des contribuables (FCC), plusieurs changements fiscaux feront grimper la facture des Québécoises et des Québécois cette année, principalement en raison de cotisations obligatoires plus élevées et de taxes maintenues dans la province.

C’est du moins ce qui ressort du récent rapport de l’organisme canadien publié à la mi-décembre. « Il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles pour les contribuables en 2026, a déclaré par communiqué Nicolas Gagnon, directeur Québec de la FCC.

Alors que plusieurs provinces canadiennes ont réduit ou éliminé certaines taxes, le Québec se distingue en maintenant des prélèvements qui continuent de peser sur le portefeuille des contribuables.

Résultat : entre des cotisations plus élevées, la taxe carbone à la pompe et des frais gouvernementaux en hausse, de nombreux ménages paieront plus en 2026, malgré une stagnation des revenus.

« Québec accorde d’une main quelques allègements, mais reprend largement de l’autre en alourdissant les charges sur les paies et en s’accrochant obstinément à sa taxe carbone », croit M. Gagnon.

Des cotisations obligatoires en hausse au Québec

L’un des principaux facteurs qui expliquent pourquoi les Québécoises et Québécois vont payer plus en 2026 concerne le Régime de rentes du Québec (RRQ). Le maximum des gains admissibles augmente, ce qui entraîne une hausse directe des cotisations sur la paie.

Selon la FCC, les employeurs et les employé.e.s devront chacun.e verser 4 479 $ en 2026, ce qui représente une hausse de cotisation de 140 $ pour les travailleurs et travailleuses gagnant 74 600 $ ou plus.

À cela s’ajoute la deuxième cotisation au RRQ, qui s’applique désormais sur les revenus allant de 74 600 $ à 85 000 $. Cette cotisation supplémentaire peut atteindre 416 $ par personne en 2026, ce qui alourdit encore davantage la facture pour les travailleuses et travailleurs mieux rémunéré.e.s.

Même constat du côté de l’assurance-emploi du Québec. Bien que le taux de cotisation diminue légèrement, le plafond de gains assurables augmente. Résultat : les employé.e.s verseront 896 $ et les employeurs 1 254 $ en 2026, soit une hausse respective de 36 $ et 50 $ par rapport à 2025, indique le rapport.

Québec, seule province à maintenir la taxe carbone

Le Québec se distingue aussi du reste du Canada sur le plan environnemental. Alors que la taxe carbone fédérale à la consommation a été éliminée ailleurs au pays dès l’arrivée au pouvoir de Mark Carney à la suite des élections fédérales d’avril 2025, le Québec demeure la seule province à maintenir ce type de taxe.

Cette taxe ajoute actuellement 9,6 cents par litre d’essence et 13,1 cents par litre de diesel, rappelle la Fédération. Pour une famille qui utilise régulièrement une voiture, cela représente environ 7 $ supplémentaires par plein.

Le rapport ajoute que la taxe carbone québécoise « pourrait grimper jusqu’à 23 cents par litre d’essence d’ici 2030 », ce qui laisse entrevoir une pression encore plus grande sur le budget des ménages dans les prochaines années.

Le retour partiel de la contribution sur les permis de conduire

Les automobilistes du Québec verront aussi une différence en 2026 du côté du permis de conduire. Pour une cinquième année de suite, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) offre une remise en argent, cette fois-ci de 75 %. Cela signifie qu’un permis de classe 5 sans points d’inaptitude coûtera 50 $ en 2026, soit une augmentation de 26,25 $ par rapport à 2025.

Quant à l’immatriculation, tes frais d’immatriculation, si tu vis dans le Grand Montréal, s’élèveront à près de 400 $, avec presque la moitié de cette somme destinée au financement du transport collectif.

Une hausse discrète, mais bien réelle

Selon la Fédération canadienne des contribuables, l’augmentation du fardeau fiscal au Québec ne passe pas par une hausse directe des taux d’imposition, mais par une accumulation de coûts.

« En additionnant l’impôt sur le revenu, les taxes de vente, les taxes foncières et l’ensemble des autres prélèvements, la famille canadienne moyenne consacre 42 pour cent de son budget aux taxes », rappelle l’organisme, en se basant sur une étude de l’Institut Fraser

Au Québec, cette réalité se traduit par des hausses moins visibles, mais bien concrètes. Et en 2026, plusieurs ménages risquent de sentir la différence sur leur paie et dans leur budget annuel.

Loading...