9 prénoms qui sont devenus populaires au Québec après un phénomène marquant

Oui, il y a maintenant plein de petits Cole au Québec. 😍

Cole Caufield. Droite : Ludivine Reding.

De Mercredi à Cole, ces prénoms ont explosé grâce à la culture populaire.

Si les Nicole et Gaëtan d'antan sont devenus les Emma et Noah d'aujourd'hui, en passant par les Stéphanie et les William, on peut affirmer que les prénoms de bébé au Québec suivent souvent les tendances des différentes générations. Mais, en fouillant dans la banque de données de Retraite Québec, on remarque aussi que certains phénomènes populaires et d'actualité peuvent aussi inspirer les futurs parents.

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Les prénoms les plus courants, eux, gardent pas mal le même cap d'une année à l'autre. C'est plutôt du côté des noms plus rares qu'on voit apparaître ces petits pics soudains, souvent traçables à un moment bien précis qui a marqué l'imaginaire collectif.

Que ce soit un vrai boom ou juste une légère remontée, ces variations-là racontent quelque chose. Voici donc 9 prénoms qui ont gagné en popularité au Québec dans la foulée d'un film, d'une série ou d'un autre événement qui a fait jaser au cours des dernières années.

Mercredi

Merci Netflix. La série Mercredi, avec Jenna Ortega dans le rôle-titre, a été un véritable raz-de-marée culturel dès sa sortie en 2022, et son effet sur les prénoms s'est fait sentir deux ans plus tard.

Alors qu'aucun bébé québécois n'avait porté ce prénom depuis au moins 1980, cinq fillettes ont été prénommées Mercredi en 2024 seulement. Un chiffre isolé, oui, mais qui illustre bien comment une seule série peut faire sortir un prénom de nulle part.

Cole

Le Cole le plus populaire à Montréal ces dernières années? Sans doute Caufield, l'ailier du Canadien qui a explosé depuis qu'il est devenu la coqueluche des fans du Tricolore. Le prénom n'était pas nouveau au Québec, mais son utilisation a bondi en flèche récemment : 20 bébés prénommés Cole en 2024, et 25 en 2025, un sommet jamais atteint depuis au moins 1980.

Coïncidence de calendrier avec la montée en puissance du numéro 13 sur la glace? Difficile de croire que non.

Moana

Le film Moana (2016) n'a pas transformé ce prénom en tendance explosive, mais il l'a clairement installé dans le paysage. Alors qu'il n'apparaissait que sporadiquement avant la sortie du film, Moana a été donné à des bébés québécois chaque année sans exception de 2017 à 2022. Une pause en 2023, puis un retour en 2024 et 2025 — coïncidant avec la sortie de Moana 2 en salle en novembre 2024.

Reste à voir si l'adaptation en vues réelles, sortie en juillet 2026, va redonner du vent dans les voiles à ce prénom.

Marie-Mai

C'est à l'hiver 2003 que le Québec a fait la connaissance de la jeune Marie-Mai Bouchard, 18 ans, à Star Académie. Née en 1984, la chanteuse est la seule à recevoir ce prénom dans la province cette année-là. Trois autres petites Marie-Mai ont vu le jour par la suite, soit en 1996, 2001, et en 2002.

Puis, le phénomène Star Ac a entraîné un coup d'éclat et ce sont seize fillettes qui ont reçu le prénom de Marie-Mai cette année-là, un record absolu. De 2004 à 2009, le nombre de nouveau-nées avec cette appellation a varié entre cinq et une par année. Depuis 2010, seulement dix Marie-Mai sont nées au Québec.

Wilfred

Décidément, l'arrivée de l'émission de téléréalité en a inspiré plusieurs cette année-là. Depuis 1980, on compte seulement 34 personnes avec le prénom Wilfred, mais c'est en 2003 qu'il y en a eu le plus, soit cinq.

Est-ce que le gagnant de Star Académie, Wilfred LeBouthillier, est le responsable? Il serait facile de croire que oui.

Fait intéressant : depuis 2020, le prénom Wilfred a retrouvé des élus chaque année, sans interruption — une continuité qu'on n'avait jamais vue auparavant dans les données. Difficile de dire ce qui explique ce retour en grâce plus de 20 ans après Star Académie, mais Wilfred semble bel et bien revenu à la mode.

Ludivine

La série coup de poing Fugueuse a marqué le Québec lors de sa sortie en 2018. C'est à ce moment que les téléspectateur.trices ont fait la découverte de la comédienne Ludivine Reding qui s'est distinguée tout au long de la série. Cette année-là, ce sont cinq fillettes qui ont reçu ce prénom, puis en 2019 ça a grimpé à six, le sommet de l'époque au Québec.

Puis, en septembre 2022, Ludivine Reding est revenue au petit écran au quotidien dans la série STAT et il semblerait que ça ait eu un effet chez les parents, car en 2023, dix fillettes ont reçu ce prénom.

Cette année-là aussi, Geneviève Tardif et Charles Hamelin ont accueilli leur deuxième enfant, une petite fille nommée Ludivine. La maman avait d'ailleurs expliqué en story Instagram que c'était la comédienne qui leur avait inspiré ce prénom.

Comme quoi Ludivine s'installe tranquillement dans le paysage populaire de la province.

Noélie

Le personnage de Noélie St-Hilaire, interprété par Catherine St-Laurent, est arrivé dans la populaire quotidienne District 31 en 2018, lors de la troisième saison, et son influence a eu des répercussions jusque dans les maisons des fans.

De 2015 à 2017, moins de dix fillettes par année ont reçu le nom de Noélie. C'est de 2018 à 2019 qu'il y a eu la plus forte augmentation, alors que ce nombre est passé de 12 à 79.

Le prénom a gardé la cote par la suite : en 2020, le nombre a grimpé à 90, pour ensuite atteindre 127 bébés Noélie en 2021 — le sommet absolu au Québec, l'année où le prénom s'est même classé 48e position dans le top 100 des prénoms les plus populaires de la province.

Depuis, la tendance redescend tranquillement, mais reste bien vivante : 100 naissances en 2022, 69 en 2023, 57 en 2024 et 49 en 2025. Sept ans après l'arrivée de Noélie St-Hilaire à l'écran, le prénom fait donc encore ses preuves.

Elsa

Le prénom Elsa n'est pas nouveau et a gardé une popularité assez stable entre les années 1990 et 2010.

Par contre, l'arrivée de La reine des neiges sur les écrans en novembre 2013 a certainement donné de l'inspiration aux futurs parents. Enregistrant 39 Elsa au Québec en 2013, ce nombre a bondi à 77 l'année suivante.

Dans les dernières années toutefois, ce prénom est en chute libre : de 19 naissances en 2020, il est tombé à seulement 8 en 2024, son plus bas niveau depuis les années 1980, avant de remonter légèrement à 14 en 2025. Il fallait « let it go », comme on dit!

Katniss

Sorti en mars 2012, le premier film de la saga Hunger Games a fait découvrir la fille du feu, Katniss Everdeen. S'il n'y avait encore aucune jeune fille de ce prénom depuis 1980, il y en a eu deux au Québec cette année-là.

Puis, entre 2017 et 2020, une seule nouveau-née par année a reçu cette appellation dans la province. Depuis, le prénom s'est fait plus rare encore, avec des années blanches en 2021, 2022, 2024 et 2025 — à l'exception d'un léger regain en 2023.

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