Il y a UN sujet plus tabou que le sexe pour les Canadiens selon un sondage et ça surprend

Tu risques de te reconnaitre! 🥴

Des personnes dans un lit.

Selon un sondage, il y a un sujet qui est plus tabou que le sexe pour les Canadiens.

Parler d'argent reste un sujet délicat au Canada, mais un nouveau sondage réalisé par le site de finances personnelles MooseMoney met des chiffres concrets sur quelque chose que beaucoup ressentent sans oser l'avouer : pour un grand nombre de Canadiens et de Canadiennes, dévoiler leur cote de crédit est encore plus inconfortable que de parler de sexe.

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Le sondage, mené auprès de 533 personnes entre février et avril dernier, trace un portrait un brin coquin du rapport que les Canadiens et Canadiennes entretiennent avec leurs finances personnelles et de ce que cette gêne leur coûte vraiment.

À l'échelle nationale, les personnes sondées se divisent presque à parts égales : 50,1 % préféreraient parler ouvertement de leur cote de crédit avec des proches, tandis que 49,9 % choisiraient plutôt d'aborder leur vie sexuelle.

Mais ce fossé se creuse considérablement pour ceux et celles qui font face à des difficultés financières. Plus de six personnes sur dix (61,2 %) affirment qu'elles préféreraient parler de leur intimité dans la chambre à coucher plutôt que d'admettre leur situation financière.

Un écart notable selon le genre

Si la moyenne nationale est presque parfaitement équilibrée, les données révèlent une division entre les genres. Une mince majorité d'hommes (50,9 %) dit préférer parler de sa vie sexuelle plutôt que de sa cote de crédit, contre 47,3 % chez les femmes — ces dernières se montrant donc légèrement plus à l'aise de discuter de leurs finances.

Sur la question des mensonges financiers, les femmes sont toutefois plus susceptibles que les hommes de cacher l'état réel de leurs dettes de carte de crédit (29,3 % contre 22,8 %) et d'avoir fourni une fausse information sur leur cote de crédit (25,1 % contre 20,1 %).

Des mensonges qui en disent long

C'est donc dire que, pour beaucoup, l'argent est devenu le dernier des grands tabous. Cette gêne se traduit concrètement par des comportements trompeurs généralisés, note MooseMoney.

Près du tiers des répondants et répondantes (31,5 %) ont admis avoir menti sur leur salaire annuel. Plus du quart (26,3 %) cachent l'état réel de leurs dettes de carte de crédit, et près d'une personne sur quatre (22,9 %) a déjà donné une fausse information sur sa cote de crédit.

Sans surprise, les personnes en difficulté financière sont nettement plus susceptibles de recourir à ces mensonges que celles dont les finances sont stables. Parmi les Canadiens et Canadiennes qui se disent à l'aise financièrement, seuls 20,9 % ont menti sur leur salaire, contre 38,1 % chez ceux et celles qui sont en difficulté.

« Ces résultats montrent que la honte financière au Canada n'est pas seulement une particularité culturelle; elle a des conséquences réelles », déclare par communiqué Julien Brault, fondateur de MooseMoney.

Selon lui, « les personnes qui ont le plus besoin de conseils sont celles qui se sentent le moins capables de les demander. Avec l'augmentation des cas d'insolvabilité, ce silence prive les gens de vraies solutions ».

Au-delà des statistiques, ce tabou a des répercussions concrètes sur les décisions financières des citoyens et citoyennes. Dans l'incapacité de payer leurs dépenses de base, 42 % attendraient que leur situation soit complètement hors de contrôle avant de contacter un professionnel, alors que 31,1 % tenteraient de gérer leurs dettes seul.e.s, indéfiniment. À peine 9 % consulteraient dès le premier paiement manqué.

À cela s'ajoute un manque d'information : 53,7 % des répondants et répondantes ont correctement identifié le syndic autorisé en insolvabilité comme le professionnel vers lequel se tourner en cas de faillite, tandis qu'un tiers affirme tout simplement ne pas savoir à qui s'adresser.


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