Un Burger King à Montréal écope de 2000 $ d'amende de salubrité par le MAPAQ

« [...] doit être exempt de contaminants, de polluants, de toute espèce d'animaux, y compris les insectes et les rongeurs ou de leurs excréments. »

La succursale Burger King sur le boulevard Crémazie Ouest, à Montréal.

Un Burger King à Montréal sanctionné par le MAPAQ.

Depuis le début de l’année, plus d’une trentaine de restaurants et d’établissements alimentaires à Montréal ont été sanctionnés par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) après avoir échoué aux contrôles de qualité menés par son équipe, écopant d'amendes allant jusqu'à 6000 $. Un fast-food bien aimé vient de s'ajouter à la liste : Burger King.

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La succursale de la chaîne de restauration rapide américaine qui s'est fait épingler est située au 55, boulevard Crémazie Ouest, à Montréal, et devra payer une amende de 2 000 $. La Cour municipale de Montréal a rendu son jugement le 19 février 2025, à la suite d’une infraction constatée le 20 décembre 2023.

Lorsque le MAPAQ impose des sanctions, celles-ci peuvent être liées à divers manquements, qu’il s’agisse de l’entretien des lieux, de la conservation des aliments, des pratiques de préparation et de transformation ou encore des normes d’hygiène du personnel.

Dans le cas de la « maison du Whopper » en bordure de l'autoroute métropolitaine, c’est un manquement aux exigences de propreté des lieux qui justifie l'intervention.

« Le lieu ou le véhicule doit être exempt de contaminants, de polluants, de toute espèce d'animaux, y compris les insectes et les rongeurs ou de leurs excréments. » Peut-on lire sur le site Internet du MAPAQ.

Les mois écoulés entre la visite du MAPAQ et le jugement officiel s’expliquent principalement par le temps accordé au contrevenant pour corriger les infractions, sauf en cas de risque immédiat pour la santé publique. Ensuite, le processus administratif et judiciaire nécessite la collecte de preuves, la préparation du dossier et l’attente d’une date d’audience devant la cour. Enfin, des délais supplémentaires peuvent survenir pour l’enregistrement et la publication du jugement, tout en respectant les droits légaux de l’établissement concerné.

Même si un délai important peut s’écouler, comme dans le cas mentionné ici où 14 mois séparent l'inspection et le jugement, les consommateurs et consommatrices n’ont pas à s’inquiéter pour leur santé. Sur son site officiel, le ministère précise que la poursuite des activités d’un restaurant confirme l’absence de risque pour la clientèle :

« Dès qu’une infraction est relevée dans un établissement, l’exploitant doit apporter les correctifs demandés par l’inspecteur. Si ce n'est pas le cas, des mesures de nature juridique peuvent être engagées dès la vérification subséquente. Les inspecteurs effectuent ensuite un suivi afin de s’assurer que le contrôle des risques est maintenu dans l’établissement. », explique le MAPAQ.

De plus, si un risque imminent pour la santé des client.e.s est détecté, un inspecteur.trice peut ordonner la fermeture temporaire de l’endroit pour une durée maximale de cinq jours, renouvelable jusqu’à 30 jours si nécessaire.

Malgré cette amende, le Burger King de Crémazie Ouest a donc mis en place les mesures nécessaires pour se conformer aux normes. Le fast-food est donc considéré sécuritaire pour sa clientèle au moment de publier ces lignes.

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